En Savoir Un Peu Plus Sur Moi

Le corps humain, cette machine aux pouvoirs extraordinaires”

Après avoir frôlé le handicap à vie lors de mon arrivée au monde, c’est comme si mon corps et mon esprit tenaient conjointement à prendre leur revanche et me prouver que j’étais capable d’avancer à ma guise, et réaliser mes rêves.

Dès mon enfance, j’ai commencé à tester mes capacités physiques et mentales avec le sport, et notamment la danse et la gymnastique. J’ai découvert qu’avec de l’entrainement et de la persévérance, mon corps pouvait progresser, évoluer, jusqu’à atteindre parfois certaines limites. Quelle satisfaction d’accomplir chaque jour de nouvelles choses !

Au fil des années, j’ai étudié sans difficulté majeure à l’école, mais j’observais certains de mes camarades subir moins de facilités. Ils ne tenaient pas en place sur leur chaise, tiraient la langue en écrivant et allaient parfois jusqu’à perturber la classe en faisant rire l’assistance, comme pour cacher quelque chose de plus profond.

J’ai ensuite poursuivi mes études à l’université dans le domaine du droit et des ressources humaines, avec une approche pluridisciplinaire qui me permettait de voir les choses dans leur globalité, sous plusieurs angles. Je n’ai jamais aimé me cantonner à une vision unique ou un seul aspect d’une problématique.

Pour comprendre une situation et trouver des solutions, j’ai besoin d’envisager différentes hypothèses, connaitre leurs possibles origines.

Après plusieurs années à exercer en tant que conseil de dirigeants d’entreprise et encadrer une équipe, j’ai commencé à entrevoir le mal-être auquel certains adultes peuvent être en proie.

Mais c’est véritablement en entrant dans le monde de la maternité que j’ai pris conscience des enjeux du rôle de parent. Il ne s’agissait pas seulement de nourrir, choyer, laver, habiller sa progéniture. Mais surtout de rassurer, d’encourager, d’inculquer des valeurs afin d’élever un futur adulte équilibré capable d’entretenir des relations sociales saines.

Toujours animée par l’envie d’apprendre, je me suis plongée dans des livres expliquant le fonctionnement du cerveau des enfants (vive le reptilien !), leurs émotions au travers des colères et des pleurs, les neurosciences, le sommeil,…

Souvent, la vie intra-utérine, les premiers mois, la petite enfance, étaient évoqués comme des périodes clés de la vie d’un être humain, constituant le socle de leurs comportements et réactions futures, même une fois devenu adulte.

Lorsque ma fille cadette a commencé à manifester des débordements émotionnels réguliers face à de la frustration, rencontrer des difficultés à s’habiller avec des vêtements serrés ou porteurs d’étiquettes, je me suis d’abord sentie démunie et totalement perdue. Puis grâce à des rencontres précieuses, j’ai découvert que ces comportements pouvaient trouver leurs origines dans l’instant de sa naissance.

Née sur déclenchement, elle n’a pas pu choisir le moment de sa naissance. Ce premier choix lui a été ôté par l’intervention du corps médical. Pas étonnant que, par la suite, elle n’accepte pas que l’on décide à sa place…

Née coiffée, dans sa poche, elle n’a pas pu bouger avec aisance et mobiliser son dos pour avancer dans le canal de naissance. Son réflexe spinal de Galant n’a donc pas pu émerger et s’intégrer convenablement, provoquant alors une hypersensibilité partant du dos et s’étendant à tout son corps.

En mettant des mots sur son vécu, ses émotions ressenties, nous avons pu apaiser son inconscient qui ne demandait qu’à être écouté.

Avec des exercices et mouvements simples, nous avons progressivement intégré son réflexe de Galant qui provoquait ces réactions vives et tempétueuses chaque matin au moment de s’habiller.

C’est ainsi que j’ai plongé dans l’univers fabuleux des émotions et des réflexes archaïques !